Paris surévaluée ?

L’éditorial de Jean-Marc Vittori du quotidien français Les Echos du 30 novembre 2018 dernier nous permet de revenir sur le thème de l’immobilier en France où les prix flambent toujours (sauf en province) à telle enseigne que The Economist vient de placer Paris dans le trio de tête des villes où la surévaluation des prix de l’immobilier par rapport au revenu est la plus forte. Mais les vendeurs sont à la fête puisque les acheteurs arrivent à emprunter à des taux particulièrement bas, ce qui laisse augurer des remboursements difficiles si leurs revenus continuent de ne pas augmenter dans les années à venir… Mais comme le précise dans sa lettre hebdomadaire Marc Touati, économiste et Président Fondateur du cabinet ACDEFI, « tant que les taux d’intérêts obligataires restent faibles, il n’y a pas péril en la demeure ». Il anticipe néanmoins une contraction dès lors que les taux obligataires et donc hypothécaires viendraient à remonter en France, ce qui pèserait sur les crédits puis les cours de l’immobilier. « La correction passée, les prix remonteront progressivement. L’immobilier restera donc un placement porteur à moyen terme. A un bémol près : l’excès de fiscalité qui pèse sur les investissements immobiliers français continuera d’agir comme un repoussoir et de favoriser l’exode fiscal ».

Chez Didier Maurin Finance, nous dirions plutôt favoriser l’investissement immobilier à l’international !