Le déficit foncier, un outil de défiscalisation intéressant

Échappant au plafonnement global des niches fiscales fixé à 10.000 euros annuels, le déficit foncier permet d’alléger en toute légalité ses revenus fonciers imposables. Mais comment faire du déficit foncier ? Il suffit que la totalité des charges à déduire soit supérieure aux revenus locatifs. Ce qui est le cas lorsqu’un propriétaire fait des travaux et que le coût de ces travaux étant déductible est supérieur aux revenus locatifs, cette différence étant appelée le déficit foncier. Cela peut également concerner certaines charges de copropriété, de primes d’assurances, etc., mais on ne peut reprendre dans ce déficit des intérêts d’emprunts.
On rappelle que la loi autorise le contribuable à déduire ce déficit foncier dans la limite de 10.700 euros. Une fois cette première déduction  réalisée, s’il existe encore du déficit, il est possible de le reporter dans le temps sur 10 ans maximum.

Mais cela comporte quelques contraintes :

  • cela ne concerne que les immeubles à usage d’habitation
  • le  bien doit être loué pendant une durée minimale de 3 ans
  • le propriétaire doit être imposé en régime réel sur ses revenus locatifs

Il faut donc être bien accompagné pour mettre en place ce dispositif…