LETTRE FINANCIÈRE n°156

Biden, source d’une nouvelle crise mondiale ?

Aux États-Unis comme ailleurs, la « planche à billets » tourne à plein régime car les américains viennent d’imprimer quelques 6 000 milliards de dollars d’argent frais ! Et cela n’est probablement pas fini, car collectiviste, le nouveau président américain aime qu’on le félicite lorsqu’il distribue.

Bien entendu, comme n’importe quel homme d’état, Biden est entouré d’une cour de flatteurs et d’admirateurs qui compte certains économistes très optimistes sur la situation mondiale actuelle, lui expliquant qu’on ne risque rien en imprimant des milliers de milliards de dollars supplémentaires qui seront généreusement distribués, alors même que l’inflation a déjà fait son retour aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Au contraire, rassurants, ils lui expliquent que la productivité internationale actuelle est bien supérieure à avant, ce qui est vrai, et qu’elle compensera facilement ces nouveaux trilliards d’argent imprimé, ce qui est faux.

En fait, à y regarder de plus près, la conjoncture actuelle ressemble beaucoup à celle qui a prévalu quelques années avant la crise des Subprimes de 2007-2008, où le surendettement dans l’immobilier américain a ensuite dégénéré en une crise internationale catastrophique qui a failli emporter un système bancaire mondial que les États ont dû accepter de renflouer.

A l’époque, seule des banques comme Lehman Brothers aux USA, ou la Northern Rock en Angleterre, ont fait faillites, mais l’économie mondiale a été durement touchée.

Quatorze années plus tard, et conforme à leurs habitudes, les humains n’ont toujours rien appris, car comme le rappellent constamment les philosophes, les hommes n’apprennent à peu près rien des crises antérieures. Au contraire, ils réitèrent souvent leurs erreurs car ils pensent généralement être supérieurs à leurs ainés et se sentent surpuissants.

Pourtant, si vous appreniez à un enfant de 10 ans qu’il peut contracter toutes les dettes qu’il souhaite auprès des autres, et inventer comme il le veut l’argent qu’il souhaite mettre dans sa tirelire, même lui aurait des doutes !

Mais tel n’est certainement pas le cas des économistes qui reconnaissent souvent, après les crises, qu’ils passent la moitié de leur temps à faire des prévisions, et l’autre moitié à expliquer pourquoi ces prévisions étaient fausses.

Quoi qu’il en soit, la situation actuelle est proche d’un point de rupture, car surendettés et enclins à la planche à billets, les États commencent à inquiéter des investisseurs privés qui se ruent sur le bitcoin. En effet, les personnes richissimes ont de moins en moins confiance dans la valeur intrinsèque de grandes monnaies tels l’euro et le dollar dont on peut se demander quelle est leur véritable valeur économique ?

Et signe annonciateur de futures crises, des pays relativement fragiles comme la France se montrent de plus en plus agressifs dans leurs réglementations, car pour eux, la dette publique doit être absolument achetée derrière les guichets des banques, même à un taux de 0,5%.

Dès lors, nombre d’investissements qui pourtant comportent des actifs comme l’immobilier ou le « private equity », sont mis hors la loi en collaboration avec le lobby des banques, car il importe de ne pas entraver le financement du gouvernement français.

Tout cela finira mal, car lorsque les marchés financiers dévalueront une grande monnaie, toutes les autres suivront.

Dès lors, l’euro perdra au moins 30% de sa valeur, et comme la planche à billets ne pourra plus être actionnée sous peine de nouvelles dévaluations, les prestations sociales seront réduites à la portion congrue. En fait, c’est à une baisse de 80% des prestations sociales françaises à laquelle il faut s’attendre, qui comportera la baisse de l’euro lui-même et l’argent « salvateur » qui ne pourra plus être imprimé.

Les gilets jaunes reviendront en force, car beaucoup de français vivront dans une précarité inconnue jusqu’alors.

Certains généraux de l’armée hexagonale ne s’y trompent d’ailleurs pas, eux qui se sont réunis récemment pour discuter de la façon dont il conviendra de restaurer l’ordre le cas échéant.

Dès lors et comme vous le verrez avec l’article ci-joint sur l’immobilier de bureau à New-York, il convient de continuer à se diversifier intentionnellement avec des actifs de qualité.

 

Bonne Lecture,

Didier Maurin.

 

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