Edito LF 83

Pourquoi la politique publique de l'Allemagne mène-t-elle l'Europe à la catastrophe ?

Contrairement à une idée très répandue, nos gouvernements et nos institutions sont les principaux responsables de la crise que nous subissons actuellement. Prenez le cas du surendettement des Etats. Il est par nature issu du fait que pendant 30 ans, de trop nombreux dirigeants politiques ont dépensé beaucoup plus qu'ils n'encaissaient sans se soucier des conséquences.

Quant à la crise des "subprimes" aux Etats-Unis, il est bien évident que de trop nombreux banquiers ont fait n'importe quoi, qu'ils sont même allés plus loin en "virant" ceux qui commençaient à mettre tout le monde en alerte. Il est évident aussi que des particuliers américains, qui se sont surendettés pour accéder à de superbes maisons pour lesquelles ils remboursaient 7 000 dollars par mois alors même qu'ils n'en gagnaient que 4 000, savaient sans doute que cela pourrait "coincer"...

Mais comment en sont-ils arrivés là ?! Tout simplement avec le "génie bienfaisant" de la Réserve Fédérale Américaine, organisme d'Etat, qui fournissait des centaines de milliards de dollars à des banques peu scrupuleuses, sur un simple claquement de doigts de leur part, sans s'inquiéterque lesdits milliards servaient au financement de biens immobiliers complètement surévalués. Tant que tout le monde y a trouvé son compte, le système a marché... jusqu'à l'effondrement.

Démonstration est faite que l'origine de la crise, au lieu d'être d'origine privée (même s'il y a beaucoup à dire sur ce chapitre) est bel et bien d'origine publique. Rappelons également qui si la crise de 1929 a été si terrible, c'est parce que les dirigeants américains de l'époque ont largement choisi la voie du protectionnisme, une politique publique qui a entraîné la faillite de très nombreuses entreprises et un chômage de masse qui a frappé plus de 30 millions de personnes aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la politique publique de l'Allemagne, pays leader en Europe, va mener ce continent à la catastrophe.

Pour en savoir plus, téléchargez notre Lettre financière n°83